top of page

06.03.59.42.67

Rechercher

Je ne suis pas une maîtresse parfaite

Quand on adopte un chien, on s’engage par le biais d’un contrat (celui que la SPA fourni est très complet) qui nous rappelle que nous devons satisfaire aux besoins du chien dans plusieurs domaines. Nous devons répondre aux :

  • Besoins physiologiques

  • Besoins comportementaux

  • Besoins médicaux


Les besoins physiologiques :

Ces besoins sont la base des êtres vivants : manger, boire, dormir, respirer, réguler sa température, faire ses besoins et bouger à sa guise. C’est à la fois plein de sens et pourtant nécessaire à rappeler : nos animaux de compagnie ne peuvent faire tout ça sans notre aide. Ils ne peuvent ni manger ni boire si nous ne remplissons pas les gamelles de nourriture et d’eau. Ils ne peuvent pas enfiler un pull comme nous le ferions si nous avions froid (ou inversement se rafraichir avec une serviette fraiche ou un bon plouf dans une piscine), il faut leur apporter le confort nécessaire au bien-être corporel qu’ils ont besoin.


Les besoins comportementaux :

Ce sont l’ensemble des comportements indissociable de la race canine. Le chien est une espèce sociale et sociable (en dehors des problèmes qu’il rencontrer et qui mérite un accompagnement spécifique) : il a besoin de rencontrer des congénères, d’autres animaux et des humains. Il a besoin d’une éducation bienveillante et de stimulation physique et mentale. Et, bien sûr, il doit pouvoir s’exprimer comme un chien.


Les besoins médicaux :

A l’instar des besoins physiologiques, il va de soi qu’il faut prendre soin de nos animaux dans toutes les situations, et ce aussi quand ils sont malades. Ce qui comprends les soins quotidiens (le brossage est une activité prenante, bonjour les lévriers afghans, bonjour les caniches et autres Bobtail et tous ces chiens qui ont les poils longs) mais aussi les visites vétérinaires.


Voilà ce que nous devons faire, en théorie, pour être un maître parfait : satisfaire à chaque besoin, chaque jour de l’année.


Quand j’ai adopté ma chienne, je me suis dit qu’il était de mon devoir, non seulement en tant que maîtresse mais surtout en tant qu’éducatrice, de tenir chaque point comme un objectif à atteindre impérativement chaque jour. J’avais un beau discours intérieur uniquement basé sur la théorie sans prendre en compte les faits.


La vie a mis à rude épreuve mes beaux objectifs journaliers et à tout balayé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.


J’ai récemment déménagé. Malgré les tracas que ça implique, je me tenais à mes belles paroles : 3 à 4 sorties par jour entre deux cartons et un meuble monté, de la dépense physique et mentale (mais où est donc ce tapis de fouille ?!), passer du temps de qualité avec ma chienne (l’éducation c’est bien, la détente aussi).


Et puis lors d’une balade, je me suis tordu la cheville. Rien de bien méchant mais ma bête fait bien 27kg, 27kg de muscle qu’elle sait très bien utiliser (notamment pour sauter dans les étangs tout vaseux beurk).


Avec cette entorse et la fatigue accumulée après mon déménagement, mes beaux objectifs ont fondu comme neige au soleil, laissant la place à la culpabilité.


Comment peut-on obliger un chien à ne faire ses besoins que dans un jardin ? Comment ne pas l’emmener trainer sa truffe le long des chemins ?


Adieu la belle balade qui dépense et le corps et l’esprit, bienvenue tour de jardin abrutissant et retour à l’intérieur.


La culpabilité a eu raison de moi. J’ai tenté le retour en balade « le long des chemins », comme d’habitude, mais ma cheville n’était pas prête et ma chienne bien trop contente de ce retour inespéré (comprenez bien qu’elle a tiré comme si elle avait tracté un traineau à travers la neige alaskienne).


Alors je l’ai de nouveau confiné au jardin et je me suis condamnée à la culpabilité.

Mais l’autre soir j’ai fini par comprendre une chose : je ne suis pas la maîtresse parfaite que j’aspirais à être.


Je voulais tout bien faire. Qu’on n’est rien à me reprocher. Je me suis tellement mis la pression avec mes objectifs de maître parfait que j’en ai oublié l’essentiel :


Je n’ai pas à être parfaite dans mon rôle de maîtresse, j’ai juste à être une bonne maîtresse.


Ça ne fait pas longtemps qu’elle est avec moi (3 mois, Youpidou) mais j’ai mis tout ce temps à comprendre que ce qui compte réellement ce n’est pas d’être parfaite aux yeux du monde et de remplir tous les objectifs quotidiennement. Non. Ce qui compte c’est que je sois parfaite pour elle. Que je sois la personne de confiance qu’elle attendait. Oui c’est ça l’objectif.


Ce que j’essaie de vous dire c’est que quoi que l’on fasse, on fait de notre mieux (en général). On s’adapte aux besoins de notre animal et on essaie de prendre soin le mieux possible.

Ce n’est pas le manque de quelque chose qui fait de nous de mauvais maître mais l’absence de compensation.


Dans mon cas, les balades sont inexistantes, on se contente du jardin. Dans ce jardin elle fait ses besoins certes mais on joue aussi, et ça, ça fait la différence.

Alors oui ce « n’est » que du lancé de balle mais c’est un jeu. Et puis il y aussi les petites séances d’éducations, la recherche de friandise dans l’herbe (qui commence à être un peu haute, c’est encore mieux). Sans parler du fait que je la laisse découvrir les escargots, les vers de terre et autres limaces, comprendre dont viennent ces trucs blancs qui tombe du ciel (ce n’est pas de la neige, hein, on est au printemps, hein, c’est le cerisier qui nous pleut des pétales et apparemment c’est nouveau pour elle alors elle découvre), on regarde les abeilles (mais on les laisse tranquille, faut pas manger les abeilles, non, non, non). C’est un autre genre de dépense mentale. Et quand je la vois heureuse de jouer avec moi, de passer du temps avec moi, je me dis qu’au final l’erreur a été de penser que l’objectif c’était de cocher toutes les cases des besoins de mon bébé poilu comme on remplirait les tâches quotidiennes sur un poste de travail.


Alors oui je ne suis pas la maîtresse parfaite comme on m’a demandé de l’être quand j’ai signé mon contrat d’adoption, mais je suis la maîtresse parfaite à ses yeux, malgré mes imperfections, simplement parce que j’essaie de faire de mon mieux, même quand ça ne va pas.


Alors ne culpabilisez pas trop fort et ne vous laissez surtout pas submerger par cette culpabilité. Servez-vous en pour faire de votre mieux pour le bien de votre Loulou ou de votre Louloute.


Laëtitia

 
 
 

Commentaires


CONTACT

pattagogie@gmail.com

Tél : 06.03.59.42.67

Je me déplace sur 25km autour de mon domicile à Leyme

Petsitting : de 0 à 5 km (zone 1) ou de 5 à 10 km (zone 2)

Horaires: 

Du Mardi au Samedi

9h - 19h

(Avec une pause déjeuner)

Merci pour votre envoi !

bottom of page